|
Publié le : 13 février 2008
Rassemblement du 13 février 2008
A l’appel du SNES et de la FSU, 200 personnes étaient rassemblées devant le Rectorat de Lyon le 13 février 2008 pour dire "ça suffit" à la politique de casse de l’école publique.


Un bon nombre d’établissements étaient représentés, comme par exemple le collège Marcel Pagnol de Pierre Bénite, venu en force. Des lycéens de l’UNL s’étaient joints au rendez-vous.
Tous protestaient contre la suppression de 368 postes à la rentrée 2008, et exigeaient la transformation des heures sup en heures postes. Fermeture d’options, hausse des effectifs dans les classes, organisation d’une dégradation générale des conditions de travail pour les élèves et pour les enseignants : dans les établissements, dans les départements et les académies la réponse s’organise et se médiatise (Le progrès, TLM, Métro étaient au rendez-vous).

D’ores et déjà, 1 établissement sur 5 a rejeté lors de son CA les DHG proposées par l’administration. Un chiffre impressionnant, très largement supérieur à celui des années précédentes.

Pendant qu’une délégation est reçue par le Recteur, les sections d’établissement prennent le micro pour montrer les conséquences concrètes dans leur établissement de l’hécatombe que subit l’Education Nationale.

Contre l’évidence, le Recteur s’est échiné à défendre la politique gouvernementale. Assurant d’abord que le message était entendu et transmis, il a ensuite accusé le SNES de "grossir le trait".
Florilège :- Les 11200 suppressions de postes représenteraient un faible pourcentage des enseignants. Le taux d’HSA (11.6) ne serait qu’en faible augmentation. La délégation a répondu qu’il était seulement de 4.5% en 1995 ! C’est une vraie tendance d’allongement des services qui est mise en oeuvre et qui ne peut que s’amplifier avec les 80000 suppressions de poste à venir annoncées.

Les HSA ne serviraient pas à faire "sauter des emplois" puisque les suppressions d’enploi sont de toute façon décidées. Ce serait donc une "chance" qu’une partie de ces emplois soient transformées en heures supplémentaires. La ficelle est un peu grosse : devrons-nous dire aux copains victimes d’une carte scolaire qu’ils ont de la chance de pouvoir avoir une surcharge de travail dans leur nouvel établissement ?

Provocation qui s’ajoute à celle du rapport Pochard sur le fait que notre métier n’est pas si dévalorisé puisque de nombreuses enseignantes sont mariées à des cadres supérieurs. Pour assurer la "revalorisation du métier enseignant", le Rectorat devra-t-il créer une division des perspectives matrimoniales ?

Sur l’offre de formation : la France n’aurait plus le moyen de "se payer le luxe" de maintenir toutes les options. Variante sur les "caisses qui sont vides". A quoi peut servir la croissance du PIB si elle ne prépare pas au moins l’avenir ?

Devant une telle surdité, la seule solution est donc d’amplifier la mobilisation : signer la pétition sur le refus des heure sup, poursuivre le refus des DHG en CA, construire des actions locales d’établissement et de secteur en convergence avec les usagers du service public d’éducation, médiatisation de toutes les initiatives, etc…
Après les vacances, la lutte continue !
|