15 juin 2018

Métiers - conditions de travail

Oral du DNB 2018 : où en est-on ?

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Oral du DNB 2018 : où en est-on ?

Comme nous l’avions analysé dès l’annonce de sa création, l’épreuve orale du DNB pose effectivement de nombreux problèmes tant dans son organisation que dans son contenu.

Le contenu de l’épreuve
L’oral du DNB compte autant que deux des épreuves écrites (français et maths) et le double des autres dans l’obtention du brevet. Ce n’est donc pas une épreuve anodine ; et elle génère de grandes inégalités entre les établissements et entre les élèves : à cause de la grande diversité des sujets que les élèves peuvent présenter (parcours, EPI, histoire des arts…), dans une langue de leur choix, mais aussi des grilles d’évaluations élaborées localement.

L’organisation de l’épreuve
Le chef d’établissement doit tenir compte pour la composition du jury (constitué « d’au moins deux professeurs ») des dominantes des projets présentés, tout en assurant « autant que possible la représentation de toutes les disciplines dans ses jurys ». En aucun cas les jurys ne peuvent être composés exclusivement d’AED et/ou d’AVS !
Par ailleurs, il sera sans doute difficile pour certaines LV de prévoir un jury composé d’enseignants parlant la langue choisie, le cas échéant, par l’élève…

La rémunération : collectivement, tout est possible !

Le SNES-FSU demande que le travail fourni par les enseignants lors de l’oral de DNB soit correctement pris en compte d’un point de vue salarial.

Pour ne pas submerger les collègues de travail supplémentaire, il est souhaitable que le chef d’établissement banalise une demi-journée pour faire passer cette épreuve. Si l’horaire de service hebdomadaire d’un collègue est dépassé à cette occasion, il est juste que le collègue puisse déclarer ces heures travaillées de façon à obtenir des hse. C’est relativement courant, et les chefs d’établissement ne s’opposent pas systématiquement. Dans certains établissements où les chefs faisaient des difficultés, cette pratique a été restaurée par des actions collectives.
Quand une action collective n’est pas envisageable, il faut au moins exiger le paiement de l’indemnité de passation d’examen au taux horaire de 4,11 euros, au moins pour marquer le fait qu’elle est due et que cette épreuve n’est pas un contrôle continu en cours de formation (CCF).


Les textes :

L’analyse du Snes :