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Publié le : 4 juillet 2018

PPCR :
bilan d’une première année chez les Certifiés
Hors Classe :

Un premier combat sur les ratios de promotion
Avec PPCR, la hors classe est accessible à partir de 2 années dans le 9e échelon alors qu’auparavant elle l’était, en théorie, dès le 7e échelon. Si, en pratique, elle n’était donnée dans notre académie qu’à des 10e et 11e échelon, les collègues au 7e et au 8e échelon entraient dans le calcul du nombre de promotions possibles qui s’élevaient à 7% des promouvables. Or, avec le resserrement du nombre de promouvables, il fallait obtenir un ratio de promotion bien plus important pour maintenir, voire augmenter, le nombre de promus. Bercy souhaitait porter le ratio à 14%, nous demandions plus et, grâce à la combattivité du SNES et de la FSU, le ratio a été fixé à 17%. Cela permet de promouvoir les collègues retardés par l’ancien système du fait, avant tout, de leur discipline mais aussi d’avancer progressivement la promotion de tous et toutes pour permettre, d’ici quelques années, une promotion au plus tard au début du 11e échelon.

Une année transitoire entre deux systèmes d’évaluation
Aucun des collègues promouvables n’ayant été évalué précédemment dans le cadre des rendez-vous de carrière, il a fallu que le rectorat assigne à chaque collègue une appréciation du recteur non pas basée sur une inspection mais uniquement sur les avis des chefs d’établissements et IPR. Cependant, le contingentement des avis (nombre limité d’avis « très satisfaisant » par discipline pour les IPR et par établissement pour les CE) a engendré de nombreux problèmes.

Tout d’abord, des baisses d’avis. En effet, les anciens avis CE et IPR étaient « défavorable », « honorable », « très favorable » et « excellent » et sont devenus « à consolider » (parfois assorti d’un caractère bloquant comme l’ancien avis défavorable), « satisfaisant » et « très satisfaisant ». Si, de ce fait, le passage d’un avis « excellent » à « très satisfaisant » ou d’un avis « très favorable » à un avis « satisfaisant » est tout à fait envisageable, le passage de « excellent » à « satisfaisant » représente une réelle dégradation. Or, lorsque les collègues ont demandé des explications aux CE sur ces dégradations, généralement, il leur a été répondu que cette baisse était liée au contingentement des avis « très satisfaisant » et à leur nombre limité par établissement.

Ensuite, les IPR comme pour les CE ont eu tendance à reporter ces avis « très satisfaisant » sur les 11e échelon, au détriment des 9e échelon. Or si ce choix était justifiable dans le cadre des anciennes carrières, avec des avis modifiables d’une année sur l’autre, pour optimiser les chances de promotion des collègues, cela n’est pas du tout intéressant dans le cadre du nouveau barème. Par ailleurs, l’avis étant, normalement, pérenne cette stratégie mise en place par nos évaluateurs pourrait pénaliser les 9e actuels qui seront en concurrence dans les années à venir avec des collègues issus des rendez-vous de carrière et mieux évalués. Nous avons alerté le rectorat sur ce fait et l’appréciation du recteur a ainsi permis de corriger ces déséquilibres.

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Répartition des avis

Déséquilibres entre disciplines : vers la fin de l’arbitraire
Les appréciations rectorales ont permis ainsi de corriger les différents biais de l’évaluation par les notateurs primaires que sont les chefs d’établissement et les IPR que ce soient en termes de ratio homme/femme ou en termes d’équilibre disciplinaire. En effet, nous pouvons constater que, pour les disciplines qui ont des effectifs suffisants pour que les statistiques soient fiables, le poids des disciplines est identique au sein des promus et des promouvables. Les deux seules disciplines qui semblent pénalisées cette année sont les mathématiques et les lettres modernes. Ces deux disciplines obtenaient énormément de promotions dans l’ancien système et ont, du coup, moins de collègues au 11e échelon ou dans la fin du 10e échelon. A l’inverse, les collègues de documentation qui étaient extrêmement pénalisés dans l’ancien système ont eu beaucoup plus de promotion que ce que le poids de la discipline leur aurait permis d’obtenir. On peut s’attendre, et nous y veillerons, à ce que ces ratios de promotion par discipline s’équilibrent dans peu de temps, les collègues pénalisés par l’ancien système ayant été en grande partie promus cette année. Un chiffre marquant est que, pour la première fois depuis plus de 10 ans, les collègues d’anglais ne sont pas pénalisés dans une opération de promotion !
La conséquence de ce système de correction par l’appréciation rectorale reste que celui-ci est peu lisible pour les collègues : en fonction de sa discipline un collègue au 10e échelon avec deux très satisfaisants peu avoir un satisfaisant de la Rectrice quand un autre au 9e échelon avec deux satisfaisant aura très satisfaisant… Mais les responsabilités sont plus à chercher du côté des évaluateurs primaires, qui, bien qu’ils soient très prescriptifs auprès des enseignants sur la façon d’évaluer leurs élèves, ont du mal à objectiver et harmoniser leur propre évaluation !

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Promus par discipline

Vers une disparition du 11e échelon
Le reclassement à la rentrée dans la nouvelle carrière, du fait du raccourcissement des temps de passage a, pour la première fois depuis longtemps, permis d’augmenter le nombre de 11e échelons promouvables. Or, malgré la quarantaine de collègues supplémentaire, il reste encore moins de 11e échelon non promus que l’an dernier.
Avec une barre à 175 points, les collègues ayant une appréciation « excellent » pouvaient être promus cette année dès 1 an dans le 10e échelon. Avec un « très satisfaisant », la promotion était accessible dès 3 ans dans le 10e échelon. Avec un « satisfaisant », elle l’était avec 1 an dans le 11e et 2 ans dans le 11e pour une appréciation « à consolider ». Il est à noter que le critère pris en compte pour départager les collègues à égalité de barème, l’ancienneté dans le corps, priorisait, de fait, les collègues ralentis dans l’ancienne carrière par leur discipline ou leur lieu de travail.
Dans les années qui viennent, on peut s’attendre à une baisse de cette barre et à une promotion des collègues, quelque soit leur appréciation, de plus en plus tôt dans la carrière. De fait, une promotion de tous et toutes, au plus tard dans la première année du 11e échelon est envisageable à assez court terme.

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Promus par échelon

Un combat qui reste à mener sur les blocages
Comme pour toute promotion de grade, le recteur a possibilité de bloquer la promotion de certains collègues. Selon la circulaire ministérielle cette possibilité doit rester extrêmement « exceptionnelle ». Nos constats sur le projet de tableau étaient que, de ce fait, les avis bloquants étaient moins nombreux que l’an dernier. Nous sommes intervenus en CAPA pour les faire lever et avons pu obtenir l’effacement de 14 avis bloquants sur les 21 mis par la Rectrice. Restent donc 7 collègues dont la promotion est empêchée par cet avis bloquant. Si ce faible nombre représente une réelle avancée, il n’en reste pas moins que l’engagement ministériel d’une hors classe accessible à tous reste encore à obtenir pour ces collègues. Nous serons particulièrement attentifs à l’évolution du caractère bloquant de leur appréciation qui ne peu être motivé que par des éléments annuels.






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