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Publié le : 21 novembre 2019

Compte-rendu de l’audience AESH du 20/11 au rectorat.

Suite aux nombreux dysfonctionnements de gestion, et aux conditions catastrophiques de cette rentrée pour les AESH et la mise en place des PIAL, le SNES et d’autres organisations syndicales ont appelé à la mobilisation ce mercredi 20/11, et demandé une audience. Nous avons été reçus en audience à 14h, par Mme Véronique Montangerand, conseillère technique-IEN-ASH, et Mme Stéphanie Delpierre, chargée de mission-service académique de l’école inclusive.

Pour une revalorisation et le paiement d’une compensation pour les retards de salaires.

Nous avons commencé l’audience par rappeler la rentrée désastreuse pour les collègues qui n’ont pas été payés en septembre, n’ont reçu qu’un acompte en octobre, et ont vu leurs contrats en retard. Le rectorat nous a assuré que c’était une situation exceptionnelle, causée par l’application de la circulaire de juin, et la mise en place des établissements mutualisateurs (E. Quinet, Montplaisir et Jean Monnet), qui n’ont pas su, par manque de préparation, gérer l’envoi des nouveaux contrats et le paiement. A nouveau, le manque de moyens du rectorat se répercute sur les conditions de travail et de vie des personnels…
Nous avons demandé le paiement d’une compensation, via le versement d’indemnités de retard, ce à quoi Mmes Montangerand et Delpierre nous ont répondu que ce n’était pas de leur ressort, et qu’elles allaient faire remonter notre demande. Bref, la mobilisation continue sur ce point. (Pour rappel : à cause des problèmes de gestion du rectorat, beaucoup d’AESH n’ont pas été payé.e.s pendant trois mois, n’ayant rien touché non plus pendant l’été, et se sont vu imposer des agios par leur banque, à cause du découvert induit par ce retard de paiement.)

Concernant la progression salariale promise par la circulaire (augmentation de l’indice à la fin de la première année, puis tous les trois ans), le rectorat souhaite que nous discutions de sa mise en place pour l’académie durant un groupe de travail qui se tiendrait en janvier. Là encore, est repoussée une obligation légale dont l’application est pourtant parfaitement définie par la circulaire.

Contre les pressions des directeurs et chefs d’établissement.

La discussion a également porté sur la reconnaissance du travail des AESH et la création d’un véritable statut de la fonction publique pour ce métier, avec la formation continue, l’augmentation progressive de salaire, le recrutement par une administration centralisé qui permette aux collègues d’être reconnus dans leur métier, de bénéficier des avantages liés à une vraie professionnalisation, et d’être bien plus protégé des pressions de la part des directeurs et des chefs d’établissement qu’ils ne le sont aujourd’hui.
En effet, Mmes Montangerand et Delpierre avaient beaucoup de mal à accepter le fait que ces pressions puissent exister, nous demandant des cas concrets, et ne croyant pas que ce soit une généralité. Nous avons dû argumenter, contre cette méconnaissance du terrain, par des exemples précis, sur le fait que les contrats en CDD, la possibilité de changer d’établissement chaque année, et le fait que les entretiens d’embauche soient réalisés en majorité par les directeurs et chefs d’établissement créent de fait un rapport de soumission et de sensibilité à la pression des AESH. Ce qui, souvent, les contraints à accepter des missions qui ne sont pas notifiées dans leurs contrats (tâches administratives, suivi d’élèves non notifiés, etc.).
Mmes Montangerand et Delpierre ont donc dit que les AESH pouvaient, en cas d’abus, contacter directement le rectorat à cette adresse : ecole-inclusive@ac-lyon.fr pour poser toutes les questions qu’ils souhaitent sur leurs missions, et signaler leur situation. Nous lui avons signalé que court-circuiter le.la chef était rarement une bonne idée pour maintenir une ambiance de travail correcte, et nous leur avons demandé qu’un rappel très précis des missions des AESH et des règles qui les régissent soit spontanément envoyé à tous les directeurs et chefs d’établissement de l’académie. Il n’y a pas eu de réponse claire de leur part sur ce point.

AESH référents et formation de qualité : pour une reconnaissance du métier d’AESH

Nous avons posé la question : quelle reconnaissance du métier quand les salaires sont aussi bas ? Quelle reconnaissance quand les temps partiels sont imposés ? Quelle reconnaissance quand des chefs d’établissement sous-entendent que c’est un métier de transition, qu’il faut viser une autre professions, que la formation initiale est partielle, qu’aucune formation continue n’existe, et qu’on ne parvient même pas à entrer en contact avec la gestionnaire RH chargée de son métier pour résoudre les problèmes que nous avons eu en début d’année ?

Mmes Montangerand et Delpierre nous ont dit qu’elles avaient à cœur de porter cette reconnaissance, et que le recteur avait la « volonté d’avoir une stratégie académique » pour la formation des AESH. Autrement dit : un Plan Académique de Formation.
Mme Montangerand nous a dit qu’elle souhaitait :

  • Revoir la formation initiale de 60h, pour l’actualiser.
  • Mettre en place un plan de formation continue, surtout pour ceux dont la formation initiale remonte à loin (nous avons pointé du doigt le fait qu’il serait temps de le faire, oui), avec une réactualisation des connaissances, et des échanges/analyses de pratiques supervisé.
  • Mettre en place des formations pluri-professionnelles (AESH-Professeurs)
  • Accompagner à la formation au DEAS (Diplôme d’Etat d’aide-soignant), via la mise en œuvre de la VAE : devant nos inquiétudes, le rectorat a reconnu qu’aujourd’hui activer cette VAE pour obtenir un diplôme était quasiment impossible pour des AESH, et la région leur aurait proposé d’expérimenter une facilitation du processus, en permettant aux AESH de n’obtenir que deux spécialités sur les trois initiale du diplôme, ce qui leur permettrait de l’obtenir avec la VAE.

Pour planifier tout cela, le rectorat nous a proposer de participer au groupe de travail sur les AESH dont les réunions débuteraient au mois de janvier (autour du 9, nous a-t-on dit).
On pourrait penser que toutes ces propositions vont dans le bon sens. Et nous avons dit qu’il est certain que cela serait mieux que ce qu’il y avait auparavant.
Malgré tout, cela demeure insuffisant, surtout tant que tout cela ne reste qu’à l’état de projet, et que rien de concret n’est mis en place.

Cela est très clairement visible pour le cas des AESH référent.e.s, sur lequel nous avons demandé des clarifications sur leurs missions, et l’impact de leur mise en place sur leur temps de travail ou leur rémunération. Mme Montangerand nous a répondu que c’était « un chantier à construire », et que pour l’instant ils « priorisaient les points à améliorer », et qu’ils commençaient par la formation.

Enfin, nous avons alerté le rectorat que sur le ton employé dans les mails de la DSDEN envoyés à tous les AESH, où il leur est demandé de « ne pas répondre ni poser aucune question », et où il est demandé « avec insistance de limiter vos absences aux raisons vraiment exceptionnelles. Nous nous réservons la possibilité, comme le prévoir la réglementation, de procéder à des retenues sur salaire. » Des menaces et du mépris : est-ce normal de la part de l’administration pour ses personnels dans la France du XXIe siècle ? La réponse du rectorat : « nous allons enquêter »…

Conclusion :

Encore une fois, le rectorat demande à des personnels en situation précaire, et dont le métier n’a clairement pas la reconnaissance qu’il mérite, d’attendre pour enfin voir une amélioration de leur situation. Des propositions (certes insuffisantes) ont été faites, grâce à la mobilisation des collègues aujourd’hui et depuis le début de l’année. Nous les avons donc écoutées et entendues, et un rendez-vous a été pris pour janvier (nous ne manquerons pas de le leur rappeler). Mais la confiance n’exclut pas le contrôle, et pour nous assurer que le peu qu’ils nous ont promis soit bien mis en application, mais aussi pour obtenir plus que cela : restons vigilants, et surtout mobilisés, afin de continuer à porter toutes nos revendications pour la reconnaissance de nos métiers et l’amélioration de nos conditions de travail.






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